Pologne : que retenir des manifestations contre l’interdiction de l’IVG ?

L’avortement volontaire est interdit en Pologne. Cette décision de la justice de ce pays a suscité moult manifestations. Les populations, notamment les femmes, sont descendues dans les villes malgré la crise sanitaire du coronavirus. Que pouvons-nous retenir de cette décision qui fâche plus d’un ? Cet article nous vient plus en détail.

Les raisons de l’interdiction de l’avortement en Pologne

Dans les années 93, l’Interruption volontaire de Grossesse (IVG) était interdite par la légalisation polonaise. Mais, au fil des temps, cette loi a perdu sa crédibilité et est restée inapplicable pour une longue période. Malheureusement, elle refait surface ce qui crée des mécontentements dans tous les sens. Pour rappel, la juridiction polonaise autorisait les avortements volontaires dans certains cas comme : malformation grave du fœtus, viol de fille ou femme, menace pour la vie de la femme enceinte. Cette décision était instaurée pour réduire le taux d’avortement illégal dans ce pays. En effet, plus de 200 000 cas d’avortements illégaux sont enregistrés chaque année dans ce pays. C’est d’ailleurs la raison qui a motivé l’instance juridique polonaise à prendre cette sentence. Malgré les nombreuses tentatives visant à abroger cette nouvelle loi, elle reste en vigueur pour tous les citoyens.

Des manifestations contre la juridiction polonaise

Pour les Polonaises, cette loi votée est « l’enfer des femmes », « c’est la guerre ». Pour ces femmes, le gouvernement polonais les oblige à accoucher d’un fœtus mort, mais aussi les prive de leur droit. Sur les murs, dans les rues et dans les églises, on peut lire les messages de protestation. C’est ce qu’on constate dans les grandes villes du pays, mais aussi dans les zones reculées. Les pancartes portant les messages de mécontentements face au gouvernement sont aussi utilisées. « Cassez-vous » et « j’aimerais avorter de mon gouvernement », pouvait-on lire sur ces affiches. Vu les restrictions policières, les messages de protestations sont publiés sur les réseaux sociaux. Les hommes ne sont pas restés en marge de cette manifestation.